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Les nudes : l’envers du décor raconté par un jeune

Voici le témoignage d’un jeune qui a vu une copine à lui le trahir en diffusant des images de lui dans son dos (nudes ou photos à caractère sexuel). Évidemment, ceci est parfaitement illégal. Je vous laisse donc lire son récit.

Vous pouvez ensuite visionner une vidéo de brut précisant le cadre légal et les risques encourus par les auteurs de ces faits.

Au cas où vous auriez la flemme :

Si vous divulguer des nudes ou autres photos à caractère sexuel sans le consentement de la personne qui vous l’a envoyé, vous risquez 2 ans de prison et 60 000 € d’amendes.

Si vous en êtes victime, n’hésitez pas à porter plainte !

 

Snap ou pas Snap ?

Le jour de la rentrée, j’étais tellement content de ma classe parce que j’y avais mes potes, j’y retrouvais de bons profs, j’y avais un bon emploi du temps. Mais à ce moment-là,  je ne me doutais pas que cette année aller être particulièrement compliquée.

Pendant les grandes vacances, vers la dernière semaine d’aout, j’ai commencé à parler à une fille sur Snapchat. C’était la pote d’une très bonne amie à moi. J’étais en confiance.

La première semaine de cours, on était devenu pote et elle avait un groupe d’amis tous sympas ; je me suis inclus dans leur groupe. A ce moment, j’étais content car on avait vraiment de bons délires, on s’appelait pratiquement tous les soirs en appel vidéo sur Snap. Un mercredi, je me souviens qu’il y a eu une fille qui étais dans leur groupe d’amis qui m’a ajouté sur Snap – mais moi, je ne savais pas qui s’était, et pourtant je l’ajoute car elle me dit qu’elle est pote avec plusieurs personnes du groupe. A partir de là, elle m’explique qu’on est dans le même collège et qu’on peut faire connaissance.

Personne n’aurait pu penser que depuis lors, je m’étais foutu dans la merde tout seul.

Lors des vacances de Toussaint, on s’amusait à parler de cul tout en restant bon délire. Elle était alors avec sa belle-sœur, s’amusant à m’envoyer des vidéos où elles faisaient des twerks en jean… Et moi pour rire, vu que c’était un délire, je m’amusais à en rigoler avec…

Et tout se passe bien jusqu’aux vacances de février.

La 2eme semaine des vacances de février, on était toujours dans un bon délire comme au mois d’octobre jusqu’à ce soir-là… Depuis l’après-midi on s’amusait à s’envoyer des messages chauds, jusqu’au soir où elle m’a envoyé sa poitrine en photo sur snap. Elle continuait jusqu’à un moment où elle me dit d’envoyer un truc en échange. Je lui réponds que je ne sais pas quoi lui envoyer. Puis, elle me dit « Envoie le bas de tes abdos. » et moi je lui réponds « Heuu, ben non il y a mes poils pubiens. ». Et elle me dit cap ou pas cap d’envoyer tes poils et moi je lui lance évidement un « Vas-y,  cap ! »  sans savoir que sa demi-sœur tenait son téléphone pour prendre en vidéo…

Apres avoir fait ça je me sentais mal. Le lendemain j’étais toujours mal et je l’ai dit à cette fille. De là, on s’appelle en face time et je vois dans ces memories snap qu’elle a encore la vidéo – du coup je me sens vraiment pas bien, mais ouf, elle supprime la vidéo pendant l’appel.

Je passe 2 semaines d’enfer avec la pression qu’elles le disent au collège…

Mois de Juin, un lundi : j’étais dans le couloir du collège et d’un seul coup un de mes potes vient me voir en me disant « Oh hey mec ! MissX t’a fait du sale dans ton dos ! ». Bref, là j’apprends qu’elle avait créé un groupe avec 6 potes filles sur snap et qu’elle leur avait balancé la vidéo. Entre temps, MissX avait changé de collège. Pendant toute la semaine, des gens venaient me voir pour me demander si c’était vrai…

Voilà comment une simple petite histoire qui partait d’un bon délire peut vous rendre malade, car aujourd’hui le 6 mars 2020, plus d’un an après les faits, je continue à penser à cette histoire encore et encore… Cette conne d’histoire qui m’aura un peu sali, cette putain d’histoire qui m’aura fait perdre une dizaine de potes et cette salope d’histoire qui me provoque depuis 9 mois des crises d’angoisse.

Si j’ai écrit ce témoignage, c’est pour vous faire comprendre que, peut-être les nudes c’est bien pour certaines personnes, mais qu’il vaut mieux vraiment éviter un max d’en faire ! Si moi je n’ai pas vraiment fait une nude, ça s’en rapprochait quand même… et voyez où j’en suis ! Donc réfléchissez bien avant de faire des nudes, car une fois la photo effectuée et envoyée, on n’a plus contrôle de la photo et on ne sait plus où elle se retrouve. Et quand un jour la photo ou la vidéo apparaît, vous ne savez plus jauger ce qui est le pire : que des gens aient vu la vidéo, qu’ils viennent vous juger, ou que votre pote vous ait trahi alors que vous lui donniez votre confiance quand elle vous racontait que tout cela resterait entre elle et vous…

 

Rappel de la législation en vidéo concernant les nudes et autres images à caractère sexuel

 

 

2 commentaires sur “Les nudes : l’envers du décor raconté par un jeune”

  1. Il est très important que ce genre de témoignage puisse être largement diffusé. Il ne faut pas que ce genre d’acte se reproduise. Il ne faut pas avoir honte d’avoir été piégé. C’est cette fille qui devrait avoir honte de ses agissements !!!! Si elle ne change pas de cap rapidement elle risque de s’exposer seule à de gros problèmes
    Courage, les crises d’angoisses doivent et vont disparaître et tu dois retrouver sérénité et insouciance que chaque jeune doit conserver en lui le plus longtemps possible.

  2. Merci à ce jeune garçon d’avoir partagé cette douloureuse expérience. Et bravo à lui car j’imagine que ce n’est pas facile de mettre par écrit ce genre d’évènement et prendre, ainsi, du recul.
    J’espère que ce texte permettra à d’autres jeunes (filles ou garçons) d’éviter ce type de situation. Situation de plus en plus commune avec nos nouvelles technologies.
    J’espère également que les crises d’angoisse de ce garçon s’estomperont bientôt ! Encore merci à lui.

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